Agenda do Porto

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15-12-2015

Sementes de Via Láctea

sementes

 

 

 

EXPOSIÇÃO DE LUIZ DAROCHA
Sementes de Via Láctea
obras sobre papel
 
Inauguração
Sábado - 19 Dez 
16h00 às 20h00
 
ESTETA GALERIA
R. Sousa Viterbo, 28 - Porto
(junto Mercado Ferreira Borges)
Telf. 22 208 20 51
 

 
As obras sobre papel de Luiz Darocha em exposição na Esteta Galeria integram aguarelas, guaches, trabalhos em tinta da China e técnicas mistas, produzidas em 2014 e em anos anteriores. Criações marcadas pelo policromismo, traço rápido, quase furtivo, o fantástico de braço dado com o onírico, a sedução, o amor, fim e recomeço.  A vida em tons quentes. Sementes de Via Láctea em forma de Arte.
- * -
C. V.

Luiz Darocha
Nasceu em 1945 em Oliveira de Azeméis
Frequentou a ESBAL e a ESBAP, assim como o CÍRCULO DE ARTES PLÁSTICAS DE COIMBRA
D.E.A.  de Antropologia Patológica pela E.H.E.S.S. Paris IV
Múltiplas exposições pessoais, de grupo, e colectivas tanto em França, como Portugal, Inglaterra, Bélgica, Alemanha, Luxemburgo, Suíça, Itália, Croácia, Luxemburgo, Polónia, U.S.A., Egipto, Tunísia, Senegal, etc.
Obras em muitas colecções por esse mundo fora.
Vários prémios e medalhas.
Vive e trabalha em Paris, mas também actualmente em Londres e na Confederação Helvética Cantão de Luzern.
Para informações detalhadas consultar, CV em http://www.darocha.fr e para poder desfrutar de uma bela entrevista consultar e ler: http://lecafematinal.com/da-da-rocha-le-square-trousseau.

Para consultar o CV quase completo (faltam muitos dados recentes) ...http://www.darocha.fr/wa_files/cv_nouveau.pdf

 

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CAFÉ MATINAL

 

1

Diverses influences entrent en ligne de compte, dont celles de Nietzsche, Fernando Pessoa, Pirandello, Witold Grombowicz, et bien d’autres, mais surtout un mode d’exister qui m’est propre depuis ma tendre jeunesse; je fus et je crois l’être toujours un assidu usager du monde buissonnier. Quand je suis en harmonie, j’envisage chaque journée comme une porte qui s’offre à moi, et ce moi n’est plus celui de la veille et qui ouvre la porte ou qui franchit cette porte qui s’ouvre, cette nouvelle journée de vie et de mort. Un peu comme dans le château de Barbe Bleue diverses portes, dont une interdite et c’est justement celle-ci qui donne sur le sentier buissonnier. Il s’agit tout simplement de cela; de l’imprévisible et pour cela je trouve parfois un nom. Ce n’est plus un inconnu pusqu’il est nommé dans une ou autre réalisation.

 

2

En 1970, j’ai quitté le Portugal pour aller vivre à Londres, où j’ai passé d’excellents moments, fait des rencontres, noué des relations fort intéressante, dont Suneet Chopra avec qui nous avons partagé des moments mémorables et sommes toujours en contact.

Une période très riche en découverte et émotions. Les interventions, installations, etc., ce fut plus tard que je me suis employé de bonne foi, ce fut à Birmingham en 1975 et 1976 grâce à des subventions du British Council. En 1967 j’écrivais exclusivement. Londres à cette époque était en pleine ébullition, et une partie de la jeunesse influencé par la revue OZ suivait des topiques comme par exemple fumer des filaments de bananes. C’est alors qu’avec Suneet nous nous mimes à un régime alimentaire à base de bananes. Nous avons ainsi pu récolter un bon nombre de filaments que nous avons mis à sécher sur le rebord de la fenêtre du studio de Suneet, et nous attendions le moment, le grand jour pour en faire usage, sauf que nous avons négligé le facteur climatique de Londres et voilà que des pluies bien nourries ont balayé les filaments. Ntre grande expérience quelque peu huxleyaine s’arrêta là, puisque nous n’étions plus disposés à recommencer une diète de bananes. Actuellement Suneet Chopra est critique d’art pour un grand journal de New Dehli et secrétaire du All India Agricultural Workers Union.

 

3

À l’époque Genesis n’était pas encore une femme. Il était comme Anna Banana, Cosi Fany Tutti, Shirley Cameron, Rolland Miller, Robin Klassnick, et moi même, et nous le sommes toujours, directeur de « L’École d’Art Infantile » une assemblé typiquement anglo-saxonne, puisque les directeurs sont tous anglais, écossais, américains, canadiens, australiens, newzelandais et moi l’exception.

 

4

Je me suis trouvé en France pour des raison imprévisibles, je me suis plu et je suis resté.

 

5

J’ai fait des stages en Hôpital psychiatrique, tout d’abord le contact avec Laborde avec le Dr. Jean Oury et puis quand je préparais le doctorat en anthropologie Pathologique ayant comme directeur de thèse le Professer Lanteri-Laura, j’ai pu faire des stages fort intéressants en l’Hôpital Esquirol à St. Mandé. Cela m’a été très utile durant mon temps comme enseignant dans les Écoles des Beaux Arts et aussi pour garder une distance face à certains artistes, très narcissiques, d’autres fort égotiques et aussi des personnes au comportement bavard autiste.

 

6

Je garde malgré tout une bonne impression de ce temps là, ce fut très enrichissant d’un point de vue anthropologique, comme une suite à mes études en Anthropologie pathologique.

Une anecdote cocasse qui se passa en une de ces écoles. ‘ai pu observer les angoisses dune technicienne de surface quand elle devait faire le ménage, cette chère femme se trouvait souvent bloquée, puisqu’elle elle ne savait pas si certains monticules, mégots, papiers froissés, bouteilles vides et autres objets et quasi objets étaient de l’art ou pas.

 

7

Pourquoi pas, nous sommes face à des rivalités mimétiques primaires.

 

8

Le marchés de rue à Paris et en France ont presque toujours leur fleuriste. Dans le marché de la Place Jeanne d’Arc à Paris, que je fréquente pratiquement tous les dimanches, il y a le stand de Sophie, qui nous ouvre à une variété très intéressante de fleurs de qualité. Sophie est là toujours de bonne humeur et de bon conseil. Je ne me souviens pas du jour où j’ai commencé à acheter des fleurs, car j’allais au marché pour me fournir de toute sorte de victuailles ; poissons, fruits de mer, légumes, viandes, charcuterie, fruits, olive, concombres. Le fait est qu’une maison où un bouquet trône dans le salon ou la vie de famille se déroule, il y a comme une lumière d’une autre dimension qui se diffuse, console et égaie les habitants. Quand je visite des pays étrangers, je ressens vite le manque de ces perles qui sont les marchés de rue. Il me semble que ces villes manquent d’ossature, d’artères où circule un bon sang, bien que maintenant on en trouve à New York et même à Londres, Luzern, Zurich mais pas à Lisbonne ou Porto.

 

9

Parce qu’au Portugal, surtout au nord littoral au dessus de Coimbra, mais surtout entre Aveiro et la Coruña, Saint Jacques de Compostelle, le lieu le plus fourni ce serait autour de Porto. Il est notoire désormais que le climat et le terrain sot très favorables au développement de cet arbuste. Il y a un peu partout, il est rare qu’un jardin n’aie pas des camélias et il y a des jardins avec 300 variétés, et même un avec 800 variétés de camélias. Il est fréquent que des grands mateurs japonais se déplacent exprès à Porto pour venir contempler les camélias. Curieux retour puisque les camélias furent importés au XVIème de Chine et surtout du Japon par les botanistes et navigateurs portugais.

Les oeillets e furent employés que durant le période qui alla du coup d’état militaire de 1974 à la fin de la révolution, Un phénomène éphémère inspiré du temps d’Allende au Chili.

 

10

Du pur bonheur, je me couche tard je me lève très tôt et je fais de sereines siestas, quoi de mieux comme repos.

 

11

Actuellement je te conseillerait de lire Alexander McCall Smith, Fabrice Nadjadj , et peut-être Eri-Emmanuel Schmitt.

 

12

Je me suis toujours senti bien accueilli, même en gardant mon accent. Comme partout ailleurs il y a toujours quelques personnes que….(voir la suite dans ton texte)

 

13

Parce que j’ai trouvé en fracis Picabia un joyeux compagnon d’École Buissonnière.

 

14

Les grottes d’Altamira, Lascaux, et bien d’autres lieux, je les aperçoit comme des laboratoires. Mais cela est une très longue histoire.

 

15

C’est le reflet de mon goût hétéroclite pour des oeuvres picturales de différents artistes et époques. J’apprécie beaucoup Memling, comme j’apprécie, Rothko, autant et même plus Mathias Grunwald, Chagall, Balthus, Renoir, Goya, Le Lorrain, les impressionnistes, les enluminures du moyen âge, certaines œuvres des peintres « naifs » des Caraïbes, de Matisse, Brueghel, Pissarro, Picabia, Klee, Balthus, Kadinsky, Otto Dix, Neo Rauch, Jean-Fréderic Schnider, Thomas Huber, Ferdinand Hodler, Eduardo Batarda, Segar, Milton Cannif, Al Capp, Hergé, Rachkam, Shepard, Martial Raysse, et bien d’autres comme Lapicque, Maurice Denis, Puvis de Chavannes, Gauguin, Van Gogh, Carlo Carrá, Magritte, Georgio De Chirico, Sima. Je les aperçoit comme Musique et la Musique je la vois comme musique. Michel Serres a eu cette brillante proposition : « Au début il y eu la Musique ».

Or beaucoup de ces productions qui sont autorisés comme peinture, ne sont que du vacarme, de la « musique » militaire, des fourchettes qui grincent sur l’assiette, les ongles qui glissent le long d’une vitre. D’autres objets et situations qui s’infiltrent comme étant de l’art, ne dépassent le niveau d’un plat manque de bizutage, des corps dérisoires de disfonctionnement d’adaptation sociale.

Posté par portuense à 18:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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